Comment suis-je devenu célébrant ?

En avril 2011, sur le vol qui me ramenait d'Australie après mon propre mariage multiculturel à Pearl Beach, dans la Nouvelle-Galles du Sud, je savourais le bonheur d'avoir pu vivre un événement si authentique, reflétant toute la richesse de nos diverses cultures. C'était d'autant plus appréciable que ma femme se dit croyante, ce qui n'est pas mon cas. Par ailleurs, j'avais vécu un divorce et ne voulais pas faire semblant de rien. Alors sur cet avion qui me ramenait à Genève j'ai réalisé à quel point il avait été important moi de m'afficher tel que je suis au moment de prononcer des voeux que je voulais tout à fait sincères. J'ai ressenti l'urgence de rendre de telles cérémonies possibles en Suisse également. Et j'ai soudain pris conscience que tout mon parcours de vie m'avait préparé à devenir célébrant.

Pour commencer, je suis le fils humaniste d'un pasteur protestant. Et par "humaniste", je veux dire que suis un athée fasciné par toute exploration du sens de la vie. J'ai grandi en observant mon père créer des cérémonies et en l'aidant souvent à corriger son français. J'ai toujours vécu entouré de croyants. 

Jeune adulte, engagé dans le scoutisme, je me sentais tout à fait à l'aise pour organiser des moments de méditation dans une troupe totalement laïque, face à des dizaines d'adolescents de diverses cultures (religieuses ou athées). Cela me paraissait tout naturel. 

J'ai suivi à Genève deux ans de formation à "l'Atelier œcuménique de théologie", qui fait dialoguer catholicisme et protestantisme. Il fut lancé par des penseurs jésuites et des théologiens réformés. Par la suite je me suis passionné pour des ouvrages sur le judaïsme,  l'islam, le bouddhisme et l'hindouisme. 

En 1992, j'ai commencé à me former et à travailler comme journaliste. J'ai été engagé en 1999 par le quotidien La Tribune
de Genève
 et je suis devenu correspondant aux Nations Unies.
En 2005, j'ai été nommé à la tête du service international de ce journal. Ce métier passionnant m'a appris à réaliser des interviews, à identifier les informations essentielles et à les retranscrire de manière à captiver l'attention du lecteur. 

En 2011, j'ai suivi à Genève la formation de célébrant de mariages laïques mise sur pied par Ashoka. L'enseignement était assuré par Jeltje Gordon-Lennox et Julien Abegglen Verazzi. Depuis lors, j'ai célébré de nombreuses cérémonies de mariage multiculturelles. Et c'est tout naturellement qu'il a fallu penser ensuite à de beaux symboles pour accueillir bébé dans la communauté des proches parents et amis. Cela dit, j'ai eu le sentiment que cela ne suffisait pas. Depuis janvier 2017, je travaille également comme officiant de services funèbres, pour aider les proches de la personne défunte à créer une cérémonie vraiment en phase avec sa vie. Enfin, je suis en cours de formation pour aider des divorcés (ou des séparés) à faire cette transition souvent douloureuse. 

En 2015, j'ai été élu à la présidence de l'Association des célébrants professionnels de Suisse romande. 

En 2017, mon article "Multicultural Wedding Ceremonies: Venturing into the World of Diversity" (Cérémonies de mariage multiculturelles: s'aventurer dans le monde de la diversité) a été publié dans l'ouvrage "Emerging Ritual in Secular Societies: A Transdisciplinary Conversation" (Rituels émergents dans les sociétés laïques: une conversation transdisciplinaire) chez l'éditeur Jessica Kingsley Publishers. 

Plus important encore, je demeure absolument passionné par les rites sociaux. 

Mon village global

Je suis né à Buenos Aires, j'ai grandi à New York puis à Genève. La vie m'a appris la valeur de la diversité. Mes proches sont chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, hindous, agnostiques et athées. Chacun à sa manière est à la recherche du sens de sa vie. Très simplement. Mais en profondeur. 

Ma passion
des cérémonies

Je crois vraiment que les "rites des passage" peuvent nous aider à mieux prendre conscience et donner sens aux transformations que nous vivons, que ce soit à la naissance d'un enfant, quand un adolescent se mue en adulte, lors d'un mariage, mais aussi quand une relation se termine en divorce ou encore lorsqu'un couple ressent le besoin de prononcer de nouveaux voeux pour une nouvelle étape, quand vient le temps de la retraite professionnelle, et bien sûr aussi quand vient le temps d'affronter le décès d'un être aimé...

C'est important pour nous-mêmes, pour nos proches parents et nos amis, mais aussi plus largement pour la communauté de ceux qui jouent un rôle dans notre vie.  Comme l'écrivit jadis le poète John Donne: "Aucun homme n'est une île."

Mon exigence
de qualité

Je suis vice-président de l'Association des célébrant.e.s et officiant.e.s romand.e.s (ACOR). Tous les membres en ont signé la charte, qui pose notre exigence de qualité.

Une fois par an, un célébrant professionnel vient observer l'une de mes cérémonies. 

PHOTO OLIVIER VOGELSANG

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